L’effet antidépresseur de la Rhodiola

L’effet antidépresseur de la Rhodiola

Des expériences scientifiques réalisées en Arménie ont démontré que l’extrait de Rhodiola rosea pouvait amplifier l’effet des antidépresseurs tricycliques, tout en réduisant leurs effets secondaires. (Phytomedicine 15 (2008) 84-91).

Une autre étude a montré en 2007 que l’extrait de Rhodiola pouvait avoir un effet antidépresseur. Ceci a été observé chez des patients souffrant de dépression modérée, après la prise de 340 ou 680 mg/j durant six semaines. (Nord J Psychiatry 61 (2007) 343-8).

Des scientifiques suédois et arméniens ont examiné ce phénomène de plus près. Chez le rat, l’administration de 20 mg/kg de l’extrait a montré un effet antidépresseur, supérieur à celui de 30 mg/kg d’imipramine ou de 20 mg/kg de millepertuis.  Les composants actifs supposés, le rhodioloside et l’un de ses métabolites, le tyrosol, semblent avoir le même effet.

Les autres composants paraissent inactifs. L’aldéhyde cinnamique a même eu l’effet inverse. Cependant, la combinaison de rhodioloside, de tyrosol, de rosavine et de rosarine, à la dose de 0,26 mg/kg, était plus active que l’extrait total ou que chaque composant séparément.

Chez l’animal, elle réduisait la période passive de 81 %, alors que l’effet de la combinaison avec de la pipérine avait l’aspect d’une courbe en U. Une augmentation de l’activité entre 0 et 10 mg/kg était suivie d’une diminution entre 10 et 50 mg/kg. La pipérine est connue pour ses effets pharmacodynamiques. Elle augmente l’absorption de la rosavine et en double la concentration sérique. Par ailleurs, le taux d’élimination de cette substance augmente, tandis que celui du rhodioloside diminue.

 

Références :

Darbinyan V, Aslanyan G, Amroyan (2007). Clinical trial of rhodiola rosea L. extract shr-5 in the treatment of mild to moderate depression. Nord J Psychiatry 61(5): 343-8.

Panossioan A (2008). Comparative study of rhodiola preparations on behavioral despair of rats.
Phytomedicine 15: 84-91.